18 avril 2012
Les pouvoirs et fonctions du président de la république
A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, il est bon de rappeler les pouvoirs et fonction du président de la république. Un monarque républicain voulu par le général de Gaulle dans sa Constitution de 1958. La réforme constitutionnelle de 1962 instituant son élection au suffrage universel condamne tous les candidats potentiels à cette fonction à aller chercher l’onction du peuple de France par le biais d’une élection haute en couleur.
Depuis notre pays vit sous un régime bicéphale, à la fois parlementaire, à la foi présidentiel, une ambigüité jamais éclaircie à ce jour.
Nous savons que notre constitution répondait aux besoins de son époque, elle voulait un pouvoir fort et une stabilité des institutions. Deux défauts de la IV ème République qui avait réussi la reconstruction du pays mais échoué à régler le problème algérien. Drame qui nous conduit au bord du coup d’état et du chaos. Après 54 ans ou en sommes-nous.
Rappel
Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.
Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.
Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.
Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions
Le Président de la République préside le conseil des ministres.
Le Président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au Gouvernement de la loi définitivement adoptée.
Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux Assemblées, publiées au Journal Officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique ou sociale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.
Le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale.
Le Président de la République signe les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres.
Il nomme aux emplois civils et militaires de l'État : les conseillers d'État, le grand chancelier de la Légion d'honneur, les ambassadeurs et envoyés extraordinaires, les conseillers maîtres à la Cour des comptes, les préfets, les représentants de l'État dans les collectivités d'outre-mer régies par l'article 74 et en Nouvelle-Calédonie, les officiers généraux, les recteurs des académies…
Le Président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères ; les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires étrangers sont accrédités auprès de lui.
Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la défense nationale.
Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.
Enfin, le Président de la République a le droit de faire grâce à titre individuel.
En résumé, c’est Saint-Louis sous son chêne et pas un chef de bande madré et retors qui ferraille pour prendre l’Elysée à la pointe de son discours par quelques stratagèmes dignes de Machiavel. Mais alors à quelle campagne nous avons droit ? Peut-être une pré-législative ou tout simplement un exercice de style pour pervers narcissiques. Pire encore quand on examine le mode de désignation des candidats. Je passe sur la quête des signatures, jeu de piste à la robin des voix. Et je me permets de revenir sur la primaire des socialistes, une primaire digne d’une maternelle de la pensée. Incapable de désigner leur champion en interne on a assisté à un show de séduction s’achevant par un vote ou n’importe qui pouvait voter moyennant un euro et une signature d’une charte des valeurs attrape mouche. C'est-à-dire un déni des militants de cette formation qui se trouvait relégué au rôle de gentil organisateur de scrutin taquin pour électeur errant qui un jour tout en étant de droite ou de gauche pouvait s’amuser un peu en votant pour un candidat tartanpion dans une élection en carton, pas mal non. Le père UBU aurait pu y penser, ils l’ont fait.
Je vous passerai le roman à l’eau de rose qui insiste sur le fait que cette élection est la rencontre d’un homme et d’un peu une femme, seul avec le pays. Là on frise l’abus d’indécence. Un homme seul c’est Poutou encore qu’il a quelques exaltés de son groupuscule avec lui, mais c’est surtout Dupond Aignan et ça nous donne 1% ou guère plus, pour la femme nous avons Joly mais âgée, à 2 plus et Nathalie Artaud au sourire expropriateur à la geste nationalisatrice et pan ça fait 1,5% au mieux. Le reste c’est le règne des plus ou moins gros appareils, des machines à gagner. Comme souvent au football, les deux premiers des sondages c’est les deux premiers budgets.
Donc nous sommes encore volés sur la marchandise.
Pour faire court, je cesserai là ma fameuse démonstration. En conclusion je me demande si cette élection n’est pas un magnifique alibi démocratique qui force notre peuple frondeur à ce choisir un chef qui pendant cinq ans conduira notre communauté moutonnière sur des chemins qu’elle n’a pas choisi, confisquant notre droit légitime à nous gouverner et préparant souvent à notre place des textes de loi dont se fout, réglant des problèmes que nous n’avions même pas penser avoir ; du genre mariage des chats avec des chiens, ou adoption par des parents baboins de crocodiles du Nil. Artifices malsains qui masquent la réalité du temps : les politiques ont-ils encore les moyens de gouverner et d’influer sur la vie du pays où sont-ils les gérants passager d’une nation dont les puissances d’argent ont déjà choisit les grandes orientations pour les années à venir. A méditer pour commencer à réfléchir sur les réformes dont nous avons besoin dans ce siècle qui débute et dans ce monde en mutation.
France 21, le changement, le vrai…
10:27 Publié dans Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, rôle, pouvoir, président, république, élection, régime, histoire, historique, constitution, rappel, france, france 21, le changement, le vrai, changement, franceschi, françois, français
22 mars 2012
Réaction de François Franceschi au dénouement des événements de Toulouse
François Franceschi, Président de France 21, Conseiller communautaire (Marseille Provence Métropole) et conseiller municipal (Ville de Marseille) salue le courage et le professionnalisme des forces de l'ordre, en général, et des hommes du RAID, en particulier, durant la longue intervention, menée au péril de leur vie, contre l’auteur présumé (selon la formule consacrée) des tueries de Toulouse et de Montauban.
"Au moment où cette tragédie se termine, mes pensées vont tout d’abord aux familles des victimes de ces crimes, ainsi qu’aux forces de l’ordres blessées durant l’assaut de l'appartement de l'assassin présumé.
"Si ce drame national interdit toute exploitation politicienne, j'appelle à l'union de tous, autour des valeurs qui fondent notre République, afin que jamais ne se renouvelle un drame de cette ampleur.
"Dans de telles circonstances, notre pays doit plus que jamais se rassembler autour des valeurs fondamentales de la France, telle que l'ont conçues les fondateurs de la Vème République.
"Une fois que le pays aura fait son deuil, il faudra, avec douleur, réfléchir aux questions que posent ces actes inqualifiables."
17:23 Publié dans Blog, Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réaction, françois franceschi, toulouse, assaut, tueries, tuerie, montauban, union nationale, raid, police, france, république
29 janvier 2012
Un ancien sénateur gaulliste refuse la légion d'honneur
19:27 Publié dans Blog, Gaullisme, Politique, Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaullisme, légion d'honneur, refus, henri torre, démocratie, gaullisme social, paris, nation, république, sarkozy, élections, présidentielle, législatives, marseille, françois franceschi


