02 mai 2012

L'hôpital, un monde fou

Depuis les maladies nosocomiales, nous savions que l'hôpital était un monde dangereux. Depuis mercredi à Grenoble, il est dangereux et fou. Un médecin-psychiatre a vu déferler dans son bureau une horde de contestataires plutôt agressifs qui venaient se plaindre d'une façon musclée du mauvais traitement infligé à leur pauvre maman, qui avait dû patienter trois heures aux urgences psychiatriques. Nous pouvons donc conseiller à la Préfecture la sortie de la mère pour économies de moyens et la garde de la famille entière pour la sécurité publique. Ce fait pourrait faire sourire s'il n'était pas le révélateur du malaise permanent dans nos hôpitaux et leurs services d'urgence.

Grâce à l'intervention d'un aide-soignant, le pire a paraît-il été évité. Après les caméras de sécurité et les vigiles, fandra-t-il une fosse à patients ou à familles excitées pour garantir l'ordre et la tranquillité dans ces établissements ?

Louis Marc

20 avril 2012

Aux urnes, citoyens !

Le vote de dimanche que nous préférerions favorable à François Bayrou est aussi un choix de société. Personne ne peut se satisfaire des scores des sondages des partis extrémistes. La remontée du Parti Communiste qui se drape sous le nom de Front de Gauche est un des résultats de notre misère sociale. La persistance de l'influence du Front National est l'autre versant du mal qui nous frappe. La joute politique à venir n'a sa légitimité que dans l'affrontement de trois véritables courants politiques : la Droite républicaine, qui durcit son message sous l'influence des conseillers de N. Sarkozy, la Gauche socialiste et radicale, qui se cherche encore entre social-démocratie et dérives marxisantes, et la voie centriste, née du courant de la démocratie chrétienne de l'après-guerre. La voie des pères fondateurs de l'Europe, de la décolonisation et du progrès social. Le tout pétri d'un humanisme des Lumières. C'est celle-là qui doit triompher et ouvrir une ère de progrès pour notre pays. 

Aux urnes, citoyens ! 

France 21

18 avril 2012

Pâté de campagne

A Marseille, nous ne faisons rien comme les autres. La preuve : après l'affaire Guérini, l'affaire Muselier sort du bois. Triste histoire où certaines mauvaises langues peuvent dire que certains s'enrichissent indûment sur le dos des pauvres. Vous rendez-vous compte ? Environ 220.000 euros d'indemnités de licenciement pour une vieille bête qui partait à la retraite dans quelques mois. Soit environ 550 mois de location d'un appartement HLM dans notre bonne ville (près de 46 ans). Ce n'est pas mal, pour ne pas faire grand-chose.

Autre record, les 88.000 euros de prestations réalisées soit-disant sans appel d'offre par Madame Muselier en sa qualité d'avocate. Quand nous savons que l'essentiel des dossiers plaidés concernaient des retards de paiements de loyers, nous pouvons proclamer tout haut, et dans les deux cas, que le pauvre rapporte bien. Il y a de moins en moins de limites aux avatars dans la gestion de la misère humaine.

Malgré tout, rappelons la présomption d'innocence, couvercle pudique de nos poubelles affairistes. Le changement, le vrai, ce serait peut-être de renvoyer tout ce joli monde loin des sphères du pouvoir et leur arracher à jamais tous les mandats et délégations possibles. Nous ne vous invitons pas à prendre le pouvoir, comme certains, nous souhaitons tout simplement l'enlever légalement, à d'autres.

France 21